Articles avec le tag ‘Bac de philo’

10 jours avant le Bac !

Lundi 7 juin 2010

« Plus que 10 jours avant la première épreuve du bac, et non la moindre : l’épreuve de philosophie ! La question que vous vous posez est la suivante : quel va être l’impact de mes dernières révisions sur mes résultats ? » ….

Un article sympathique sur le blog Mention Très Bien : Que faire dix jours avant le bac ?
L’avis est simple : réviser ses fiches, et surtout les chapitres les plus importants.

Cela déclenche un fort débat entre ceux qui font des fiches et ceux qui n’en font pas… Pour notre part, une seule recommandation : délivrez vous de la philo aujourd’hui, en téléchargeant maintenant notre Cours de Philosophie, regardant une heure du Dvd de philo chaque jour sans prendre de notes et en mangeant du pop-corn, relire rapidement quinze minutes le cours correspondant dans le Manuel, et aller à l’épreuve l’esprit léger… la bonne note est dans la poche.

Le Web Pédagogique

Mercredi 2 juin 2010
Le Web Pédagogique

Il y a quelques jours, Cours de Philosophie a lancé un partenariat pour le bac 2010 avec Le Web Pédagogique : nous leur fournissons quelques billets inédits pour réviser le bac de philo 2010 ; et ils distribuent notre cours pour le bac de philo sur la boutique de leur site web !

Les billets déjà parus : la démocratie, le travail, la vérité.

Nous vous recommandons hautement ce site, immense portail de milliers de professeurs, tous à votre disposition par des articles, des blogs, des quizz, pour vous aider dans votre travail.
Les études sont faites pour devenir de plus en plus ludiques, multimédia, et le lien professeur-élève doit être progressivement rénové : nous saluons Le Web Pédagogique dans cette démarche.
Le site est complet, ergonomique, et les contenus sont de qualité. Bonne visite !


Tous les conseils pour réussir facilement au bac de philo 2010

Mercredi 12 mai 2010

Damien Theillier vous présente ici tous les conseils généraux pour réussir facilement au bac de philo. Ils sont le fruit de sa longue expérience de professeur de philo en terminale, et de corrections de copies.
Lisez-les attentivement, comprenez-les, intégrez-les et reproduisez-les le jour du bac de philo, vous avez déjà gagné plusieurs points à votre note de philo !


L’esprit général de l’épreuve

La philosophie en terminale peut se définir en référence à Socrate comme « art du questionnement« . Il ne faut jamais oublier que la sagesse commence avec cette fameuse formule de Socrate dans l’Apologie : « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien. » Cela signifie que l’élève devient philosophe lorsqu’il commence à s’interroger, à s’étonner des choses les plus banales et les plus évidentes. Merleau-Ponty résume la méthode socratique en une phrase : « Ce qui fait le philosophe, c’est le mouvement qui reconduit sans cesse du savoir à l’ignorance, de l’ignorance au savoir. » En clair, toute réponse doit provenir d’une question préalable mais toute réponse doit aussi donner lieu à de nouvelles questions et ainsi de suite…

Les sujets du bac et la notation

1) Les sujets

Ce n’est pas un scoop, chaque année les sujets les plus souvent proposés concernent les thèmes suivants : la liberté, l’Etat, et la justice. Cela ne doit pas vous inciter à faire des impasses car tous les thèmes du programme sont reliés entre eux. Ainsi, on ne peut traiter de l’Etat sans parler du droit, de la justice, de la violence, des échanges ou de l’histoire. De même, on ne peut parler de la liberté sans aborder la question des passions, d’autrui, de la raison, du travail et de la technique, etc.

Cependant, il est possible d’esquisser schématiquement un plan-type pour chacun de ces thèmes. Il faudra veiller à l’adapter en fonction du sujet.

a) La liberté
- opinion commune : la liberté comme absence de contrainte (liberté-indépendance)
- critique de cette opinion : La vie biologique et la vie sociale exigent des lois. (liberté-indépendance = licence)
- sens philosophique de la liberté : l’obéissance à une loi reconnue comme raisonnable (liberté-autonomie)

b) L’Etat
- libéralisme : seul un « Etat-minimal » permet l’épanouissement des libertés individuelles
- socialisme : seul un « Etat-maximal » permet de réduire les inégalités
- Réconcilier liberté et justice suppose un « Etat-modéré », compromis entre la contrainte du pouvoir et l’exercice de la responsabilité individuelle.

c) La justice
- la justice comme convention sociale arbitraire (le droit positif)
- la justice comme loi morale universelle (le droit naturel)
- Il est impératif de référer tout droit positif au droit naturel pour éviter l’arbitraire et le despotisme.


2) Les notes

Nous proposons ici une grille de notation sur la base des consignes données par les inspecteurs

a) La dissertation
- de 0 à 5 : Hors-sujet résultant d’une absence de lecture précise de l’énoncé du sujet. Absence de questionnement philosophique
- de 6 à 9 : Problématisation et éléments d’argumentation mais manque de cohérence dans la pensée.
- de 10 à 13 : Démarche progressive et raisonnée, travail d’analyse des notions. Références précises à des textes philosophiques.
- éléments de survalorisation : culture philosophique bien intégrée et maîtrisée. Maturité dans la réflexion personnelle.

b) L’explication de texte
- de 0 à 5 : Hors-texte, contre-sens grave.
- de 6 à 9 : Compréhension correcte du texte et repérage des articulations mais tendance à la paraphrase.
- de 10 à 13 : Analyse philosophique des concepts et exposé correct des enjeux.
- éléments de survalorisation : culture philosophique, capacité de resituer le texte dans la « tradition philosophique » et dans une réflexion personnelle pertinente.

Ce qui a le don d’énerver le correcteur

- Les platitudes et accumulations de banalités
- Les discours militants et moralisateurs
- Les pots-pourris de citations
- Les références philosophiques allusives
- Les corrigés de bac appris par cœur et recrachés

Notions de philo : Inconscient, existence et temps

Mercredi 12 mai 2010

Nous avons mis en ligne hier une notion de philo supplémentaire pour réviser le bac de philo : L’inconscient et nous venons juste de mettre L’existence et le temps.

Bonnes révisions du bac de philo, la suite à venir très prochainement !

Corrigé gratuit dissertation de philo : Science et Vérité

Mardi 11 mai 2010

Voici un corrigé de philosophie gratuit, écrit par notre professeur Damien Theillier. Ce n’est pas exactement le format d’une dissertation de philo : les idées principales sont énumérées, les titres des parties sont apparents, mais c’est tout le corps, la chair de la dissertation idéale sur ce sujet. Ce corrigé gratuit de philo vient avec les remarques d’Augustin Celier, pour clarifier certains passages complexes de la dissertation de philo dans une approche élève à élève.



N’y a-t-il de vérité qu’en science ?


Sujets apparentés
- Les sciences satisfont-elles notre désir de vérité ?
- Ne doit-on tenir pour vrai que ce qui est scientifiquement prouvé ?

Problématique
L’analyse du sujet doit nous conduire à repérer d’emblée quelques orientations.
- D’abord la question présuppose qu’il y a une vérité en science. Quelle est sa nature ? Le concept de vérité indique traditionnellement un rapport de conformité entre la pensée et la réalité. Or la science recherche une connaissance rationnelle et objective de cette réalité. Elle prend donc comme critère de vérité la vérification expérimentale et utilise pour cela la mesure mathématique, source de rationalité.

Autrement dit, si la science prétend à une vérité, c’est une vérité établie au travers de la vérification face à l’expérience, en utilisant les mathématiques. Cette vérité scientifique est censée correspondre à la réalité.

- Ensuite, le “ne…que” suggère l’hypothèse d’une vérité autre que scientifique contre la prétention de la science à détenir seule la vérité. On peut penser par exemple à la philosophie, à la morale ou à la religion. Mais peut-on accéder à une quelconque certitude ou objectivité dans ces domaines ? Y a-t-il une vérité de l’intuition ou de l’affectivité ? La difficulté sera ici de faire droit à des vérités non-scientifiques sans pour autant renoncer à l’idéal de rationalité qui constitue l’idée de vérité.

Seule la science peut-elle donner la vérité ? Le problème, c’est que la sortie de la rationalité n’est pas possible en philosophie : une vérité non-scientifique doit rester rationnelle

- Nous sommes donc enfin en mesure de reformuler le problème. La science est forte de ses succès mais en revendiquant le monopole de la vérité, ne devient-elle pas totalitaire ? Par ailleurs quel statut accorder au savoir immédiat et à la croyance ? Y a-t-il aussi une vérité de la conscience et à quelles conditions ?

Avec cette problématique, Damien Theillier peut élaborer trois parties qui forment le cheminement de la dissertation de philosophie : 1. Oui, il n’y a de vérité qu’en science, c’est le positivisme ; 2. Non, la science n’est même pas entièrement capable de donner la vérité (Popper, des vérités relatives, réfutables, à remettre en cause; et Bergson et l’intuition) ; 3. La science n’est pas seule dans l’élaboration de vérités, le savoir immédiat issu de la conscience couplé à la raison peut former d’autres vérités, philosophiques.


Scientisme et positivisme
Il n’y a de science que du mesurable” affirmait Galilée au XVIIème siècle, permettant ainsi une connaissance rigoureuse des faits empiriques. En substituant la méthode expérimentale aux approximations de la perception sensible, la science pouvait accéder désormais à la vérité c’est-à-dire à une connaissance certaine et objective de la réalité. Depuis, les progrès incontestables de la science ainsi que ses formidables applications techniques dans les domaines de l’industrie et de la médecine accréditent encore l’idée qu’il n’y a d’autre vérité que la vérité scientifique.
C’est ainsi qu’au XIXème siècle s’est développé le scientisme, qui identifie le vrai avec ce qui est scientifiquement prouvé. Auguste Comte, fondateur du positivisme, se rattache à ce courant de pensée. En effet, sa loi des trois états (Cours de philosphie positive) relègue l’état théologique et l’état métaphysique aux âges de l’enfance et de l’adolescence de la pensée. Les croyances en Dieu ou en l’âme lui apparaissent comme des fictions de l’imagination. L’état positif est l’état de l’esprit qui a renoncé à ces fictions pour s’attacher aux lois de la nature, c’est l’âge adulte de la pensée, l’âge de la science moderne. Le positivisme c’est donc la philosophie qui identifie la vérité avec les faits observables (c’est le sens du mot positif) et qui récuse toute autre forme de vérité.
Cependant l’épistémologie contemporaine a beaucoup remis en cause les certitudes quelques peu naïves du siècle passé en mettant l’accent sur la fragilité des vérités scientifiques.

Critique des prétentions totalitaires de la science
L’épistémologie nous montre que les théories scientifiques, loin de nous livrer la réalité en son essence, sont des constructions de l’esprit à l’aide d’abstractions mathématiques. Elles ne peuvent tout au plus fournir que des conjectures et non des vérités définitives. Ainsi Karl Popper a montré qu’une théorie ne peut jamais être totalement vérifiée car une nouvelle expérience est toujours susceptible de contredire la précédente. Par contre une seule expérience suffit pour réfuter définitivement une théorie. Les vérités scientifiques ne sont donc que des erreurs en sursis, elles ont une durée de vie limitée et il faut en finir avec l’illusion d’une suprématie de la science sur toute autre forme de savoir.
C’est aussi ce que montre Bergson à propos du temps dans son Essai sur les données immédiates de la conscience. La science traite ce dernier en termes de succession d’instants fixes et immobiles comme des points sur une ligne, de façon à pouvoir le mesurer. Mais l’essence du temps, nous dit Bergson, c’est de passer, de durer, de se dérouler dans une continuité indivisible. Or la science, en réduisant le temps à des instants mathématiques qui ne durent pas et sont juxtaposés les uns aux autres, est incapable de saisir la véritable réalité du temps. Pire, elle dénature le temps en le spatialisant. Dès lors se trouve réhabilitée une autre forme de savoir que la science, capable d’appréhender la durée mais aussi la réalité de l’esprit comme celle de la liberté, que Bergson nomme l’intuition et qui correspond à l’expérience intérieure et immédiate de la conscience.

Réhabilitation des vérités de la conscience
Descartes nous a appris dans son Discours de la Méthode à considérer le cogito comme une vérité certaine et indubitable. Il s’agit bien d’une vérité que chacun peut éprouver au moyen du doute méthodique mais il s’agit d’une vérité métaphysique, qui relève de l’intuition et finalement du vécu de la conscience. A la suite de Descartes, le courant de la phénoménologie au XXème siècle, s’est employé à réhabiliter ce vécu. Merleau-Ponty fait ainsi remarquer que toute science présuppose, bien qu’elle l’occulte, un tel vécu: “Tout l’univers de la science est construit sur le monde vécu et si nous voulons penser la science elle-même avec rigueur, en apprécier exactement le sens et la portée, il nous faut réveiller d’abord cette expérience du monde dont elle est l’expression seconde.” (Avant-propos de la Phénoménologie de la perception) Au fond il nous rappelle que le savant est d’abord un homme et que celui-ci ne peut faire de la géographie ou de l’astronomie que parce qu’il sait déjà ce qu’est une forêt, une rivière ou une étoile. Ce savoir immédiat qui forme la base des vérités scientifiques peut aussi fonder un certain nombre de vérités philosophiques sur l’homme, le monde ou Dieu pourvu que ces vérités soient contrôlées par le raisonnement et ne prétendent jamais être définitives ou absolues.

Damien Theillier.

Notion de Philo, n2 : la perception

Mercredi 5 mai 2010

La perception est maintenant en ligne !
Retrouvez rapidement toutes nos notions de philo !

Notions de Philo

Lundi 3 mai 2010
Nous avons décidé de réviser notre récapitulatif des notions de philo, pour le bac de philo : nous allons mettre progressivement en ligne (gratuitement) ces notions de philo, jusqu’aux révisions finales du Bac de philo 2010.
Le récapitulatif augmenté viendra ensuite s’intégrer dans notre Cours de Philosophie, lors de sa nouvelle édition.

Ceux qui ont déjà le produit pourront consulter le site, ceux qui achèteront la nouvelle édition à paraître auront directement le récapitulatif augmenté.

Attention, ce sont des cours de philo synthèse du chemin parcouru lors du Cours de Philosophie, et non des cours de notion à part entière, décousus, contraires à notre vision de la philo ! Ce n’est là que pour faciliter vos révisions en terminale du bac de philo.

Tout est ici : Notions de Philosophie.

Bac STG : les sujets de philosophie 2010 – Pondichéry

Samedi 24 avril 2010
Le candidat traitera l’un des sujets suivants au choix.
Sujet 1 : La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Sujet 2 : L’expérience est-elle source de vérité?

Sujet 3 :
Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.
Ce qui est complètement insensé, c’est de considérer comme étant ({ juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples, ou même, les lois (en admettant qu’il en soit !) portées par des tyrans. Si les Trente d’Athènes* avaient eu la volonté d’imposer des lois ou si leurs lois tyranniques avaient plu au peuple athénien tout entier, serait-ce une raison pour les considérer comme « justes» ? A aucun titre, je crois, – pas plus que cette loi que porta chez nous un interroi** donnant à un dictateur le pouvoir de tuer nominativement et sans procès celui des citoyens qu’il voudrait. Il n’y a en effet qu’un droit unique, qui astreint la société humaine et que fonde une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et dans ce qu’elle défend. Qui ignore cette loi est injuste, qu’elle soit écrite quelque part ou non.
Mais si la justice n’est que la soumission à des lois écrites et aux institutions des peuples, et si [ ... ] tout se doit mesurer à l’intérêt, celui qui pensera avoir intérêt à mépriser et violer ces lois le fera, s’il le peut. Il en résulte qu’il n’y a absolument plus de justice, si celle-ci n’est pas fondée sur la nature, et si la justice établie en vue de l’intérêt est déracinée par un autre intérêt.

CICERON

* les Trente d’Athènes: les « Trente Tyrans », gouvernement imposé par Sparte à la suite de sa victoire sur Athènes (404 avant J.-C.).

** interroi: chef exerçant le pouvoir entre deux règnes. Allusion à un épisode de l’histoire romaine.

1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.

2. a) En vous appuyant sur les exemples du texte, montrez pourquoi il serait insensé « de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples ».
b) Expliquez: « une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et
dans ce qu’elle défend )}.
c) Expliquez: « si [ ... ] tout se doit mesurer à l’intérêt, [ ... ] il n’y a absolument plus de justice ».
3. La justice est-elle fondée sur la raison?

Bac S : les sujets de philosophie 2010 – Pondichéry

Samedi 24 avril 2010
Le candidat traitera, au choix, l’un des trois sujets suivants :

1er SUJET
Pour agir moralement, faut-il ne pas se soucier de soi?

2e SUJIET
La politique est-elle l’affaire de tous?

3e SUJET
Expliquez le texte suivant:
Un credo religieux diffère d’une théorie scientifique en ce qu’il prétend exprimer la vérité éternelle et absolument certaine, tandis que la science garde un caractère provisoire : elle s’attend à ce que des modifications de ses théories actuelles deviennent tôt ou tard nécessaires, et se rend compte que sa méthode est logiquement incapable d’arriver à une démonstration complète et définitive. Mais, dans une science évoluée, les changements nécessaires ne servent généralement qu’à obtenir une exactitude légèrement plus grande; les vieilles théories restent utilisables quand il s’agit d’approximations grossières, mais ne suffisent plus quand une observation plus minutieuse devient possible. En outre, les inventions techniques issues des vieilles théories continuent à témoigner que celles-ci possédaient un certain degré de vérité pratique, si l’on peut dire. La science nous incite donc à abandonner la recherche de la vérité absolue, et à y substituer ce qu’on peut appeler la vérité « technique », qui est le propre de toute théorie permettant de faire des inventions ou de prévoir l’avenir. La vérité « technique » est une affaire de degré : une théorie est d’autant plus vraie qu’elle donne naissance à un plus grand nombre d’inventions utiles et de prévisions exactes. La « connaissance » cesse d’être un miroir mental de l’univers, pour devenir un simple instrument à manipuler la matière.

RUSSELL, Science et religion.

La connaissance de la doctrine de l’auteur n’est pas requise.  » faut et il suffit que l’explication rende compte, par la compréhension précise du texte, du problème dont il est question.

Bac ES : les sujets de philosophie 2010 – Pondichéry

Samedi 24 avril 2010
Bac ES 2010 : sujets de Pondichéry

Sujet 1: Y a-t-il des vérités définitives ?

Sujet 2 : Le travail nous rend-il plus humain ?

Sujet 3 : Expliquer le texte suivant :

“Le respect s’applique toujours uniquement aux personnes, jamais aux choses. Les choses peuvent exciter en nous de l’inclination et même de l’amour, si ce sont des animaux (par exemple des chevaux, des chiens, etc.), ou aussi de la crainte, comme la mer, un volcan, une bête féroce, mais jamais du respect. Une chose qui se rapproche beaucoup de ce sentiment, c’est l’admiration et l’admiration comme affection, c’est-à-dire l’étonnement, peut aussi s’appliquer aux choses, aux montagnes qui se perdent dans les nues, à la grandeur, à la multitude et à l’éloignement des corps célestes, à la force et à l’agilité de certains animaux, etc. Mais tout cela n’est point du respect. Un homme peut être aussi pour moi un objet d’amour, de crainte ou d’une admiration qui peut même aller jusqu’à l’étonnement et cependant n’être pas pour cela un objet de respect. Son humeur badine1, son courage et sa force, la puissance qu’il a d’après son rang parmi ses semblables, peuvent m’inspirer des sentiments de ce genre, mais il manque toujours encore le respect intérieur à son égard. Fontenelle dit: Devant un grand seigneur, je m’incline, mais mon esprit ne s’incline pas. Je puis ajouter: Devant un homme de condition inférieure, roturière et commune, en qui je perçois une droiture de caractère portée à un degré que je ne me reconnais pas à moi-même, mon esprit s’incline, que je le veuille ou non, et si haut que j’élève la tête pour ne pas lui laisser oublier ma supériorité.”
KANT, Critique de la raison pratique.

Le projet Cours de Philosophie

Samedi 24 avril 2010

Une « révolution » de l’éducation est en marche, avec l’explosion de la présence de la vidéo, l’avènement proche du web à haut débit nomade et illimité, des générations d’élèves de plus en plus « zapping » dont la capacité de concentration sur un objet d’attention unique est devenue presque nulle.

Le système éducatif se réforme avec difficulté face aux évolutions majeures de la société : aujourd’hui les flux d’informations sont constants et omniprésents, on n’apprend plus uniquement par une relation élève – professeur hiérarchisée dans un espace fermé qui était l’école. La philosophie subit elle-même un second mouvement, qui tend à une dissociation croissante entre les études effectuées en général et le monde du travail : elle fait partie des matières que le monde des sciences dites dures tend à rejeter comme « inutiles ».

Dans ce contexte, Cours de Philosophie initie le mouvement de révolution en offrant le premier cours de philosophie complet et efficace pour le Bac, afin d’être le fer de lance de la rénovation de l’apprentissage de la philosophie en terminale. Son cours de philo est maintenant disponible en téléchargement intégral en option, éradiquant le support matériel, et lorsque que l’internet mobile haut débit sera globalement implanté, Cours de Philosophie sera déjà disponible en streaming constant / application pour téléphones type Iphone ou Blackberry, eux même déjà en cours de démocratisation.

C’est donc un Cours de Philosophie fondée sur une méthode interactive adaptée et s’enrichissant du monde moderne, et c’est aussi un cours de philo qui a fait ses preuves comme détaillé sur le site : l’approche historique apprend à l’élève de manière nettement plus profonde, rapide et facile à penser par lui même.

Notre but est d’apporter au grand public un apprentissage aisé et enrichissant de la Philosophie, en accord avec l’évolution de notre société. Le projet ne se limite pas au Bac : Cours de Philosophie est aussi une porte ouverte vers les actifs et retraités, tous ceux qui sont en quête de sens dans une modernité qui ne fournit pas de réponses.

Comment réviser le bac de philo 2010 ?

Jeudi 8 avril 2010

Ca y est, vous avez un Bac blanc de Philo. Un devoir. Une dissertation de philo à rendre, ou même bientôt le (glups) vrai bac de philo.
Comment je révise cela ? Je fais quoi, moi qui n’ai rien suivi en philo de l’année, qui ne comprend toujours pas pourquoi cette matière – qui est une blague – figure aux épreuves obligatoires du bac ?



On commence par se détromper :

1. La philo n’est pas une blague, mais quelque chose d’intéressant, auquel vous repenserez tout le temps et qui vous servira toute votre vie si vous rentrez dedans.

2. La philo est facile. C’est simple de rentrer dedans et d’apprécier la philosophie. Si, si. Ce n’est pas la philo qui est difficile, mais la façon dont le programme de terminale et du bac de philo est construit, et donc la façon dont la philosophie en terminale est souvent enseignée (voire l’article de Damien Theillier : l’impasse de la philo au bac).

3. Un peu de travail en philo, et toutes les portes s’ouvriront, le bac de philo se transformera en une bonne note et une expérience agréable.



Ensuite, on s’organise.

Pour réussir en philo, il vous faut deux éléments fondamentaux :
- une excellente méthodologie
- une très bonne vue d’ensemble des auteurs et de leur philosophie (et non pas des notions).

Evidemment, notre meilleur conseil pour réussir au bac de philo est d’utiliser notre Cours de Philosophie, mais ce n’est pas le sujet du jour. Si vous travaillez avec lui, il suffit de regarder toutes les vidéos, et réviser rapidement avec le manuel de philosophie et avec les powerpoints, de bosser un peu sa méthodologie de philo, et l’affaire est dans le sac. Ce Cours de Philosophie, fondé sur une approche chronologique et un format multimédia, est l’avenir de la philo en terminale et au bac.

Sinon, reprenez les fiches de philo que nous vous avons poussé à écrire lors du précédent article (fiches de révision en philo).

1. Reprenez tout cela, et dans vos révisions, focalisez vous sur les auteurs, leurs théories, comment elles se répondent, et comment vous pouvez les articuler entre elles. Comment cette théorie s’oppose à celle-ci, cette notion est totalement mêlée avec celle-ci, comment la compréhension du problème n’a rien à voir si l’on se situe dans l’Antiquité ou la Modernité (ex, la liberté), comment tout se rejoint et tout s’oppose. Il faut que, une fois de plus, vous ayez des révisions actives, et que vous vous focalisiez sur les théories que vous avez apprises, les auteurs, et leurs interactions, plutôt que sur les notions ou les théories vues uniquement sous l’angle d’une notion.

Exemple simple : vous ne devez pas étudier la théorie du cogito ergo sum de Descartes à travers la notion de conscience, et ne la voir que comme cela : il faut que vous étudiez cette théorie en elle même, sa révolution de la philosophie de l’objet à la philosophie du sujet, du doute catégorique au doute méthodologique, etc. Vous ne pouvez pas comprendre les théories des auteurs, qui sont la chair de tout devoir de philosophie au bac de philo, uniquement sous le prisme limité et stérile d’une « notion ».


2. Travaillez votre méthodologie en philosophie. Vous pourrez suivre nos conseils de méthodologie sur la dissertation en philosophie ou le commentaire de texte de philo, dès qu’ils seront disponibles en vidéo sur notre blog. De manière générale, vous devez saisir deux choses capitales :

- la dissertation doit être un corps logique, un raisonnement unique, partant d’un point A (votre première thèse, la première partie) allant à un point C (la fin de votre troisième thèse, votre troisième partie) en étant passé par un point B (la seconde thèse, seconde partie de votre devoir de philo). Ce doit être une suite logique, un raisonnement qui coule de source.

- un commentaire de philo explique le texte, il remplit les blancs : il ne le répète pas, mais vient expliquer au lecteur tout ce qui est sous-entendu dans le texte par l’auteur, tout ce qui est dit mais qui n’est pas marqué.

Nous ne cesserons de poster des supports sur ce blog pour vous aider au bac de philo 2010, suivez nous et nous vous aiderons !

Bon courage !


Wikio

Comment faire des fiches de révision de philo ?

Lundi 5 avril 2010
Fiches de Philo

Notre dernier « Comment…? », la méthodologie en Philosophie, portait sur les fiches de lecture de philo, après avoir traité la lecture en philo. Nous abordons aujourd’hui les fiches de révision en philo. Comment faire une fiche efficace, claire, utile ? Comment en choisir les éléments ? Déterminer ce qui est essentiel / superflu ? Comment aller au cœur des idées ? Comment apprendre à structurer ainsi sa pensée ?



Quelques points indispensables à saisir en travaillant pour le Bac de Philo :

1. Tout travail en philo en terminale doit être actif et jamais passif.
Je ne dois jamais rien apprendre par cœur, cela ne sert strictement à rien (à part les citations). Relisez cette phrase qui vous semble peut-être hallucinante, elle est capitale.
Certains élèves ont des habitudes étranges : ils recopient leur cours de philosophie sur une fiche, soulignent un peu ou beaucoup, mettent de la couleur, et apprennent par cœur. Malheureusement, une dissertation n’est pas une récitation, un commentaire non plus. D’autres vont consulter des annales et des corrigés, et vont se mettre des plans, des introductions et des phrases type de philo en tête. Malheureusement, un sujet de philo est parfaitement unique, deux sujets qui se ressemblent ne sont jamais les mêmes. La probabilité de tomber sur un extrait de texte déjà étudié, est quant à elle, infiniment petite.
Autrement dit, ce mode de travail de la philo est exactement ce que nous cherchons à éviter à tout prix.

Il faut tout le temps réfléchir, et ne pas subir son cours de philo comme un robot passif, qui va l’ingérer, le recopier, l’apprendre par cœur, le réciter. Si vous souhaitez réussir au bac de philo (et c’est nettement plus simple qu’on ne le croit), il faut penser. Sortir du cycle tout beau des fiches colorées, se faire violence, et réfléchir, se poser des questions. Y prendre goût. Si, si, c’est possible (et c’est facile) de prendre goût à la philosophie en terminale.

2. Une fiche de philo doit donc être :

- Beaucoup plus courte que le cours de philo qui lui correspond (sans pour autant utiliser des monceaux d’abbréviations ou du langage sms)
- Sans reprendre les phrases du cours de philo
- C’est à dire, synthétique et explicative
- Comporter des schémas, des tableaux
- Comporter des éléments issus de votre réflexion personnelle
- Mettre immédiatement en évidence l’essentiel



Evidemment, si vous utilisez notre Cours de Philosophie, vous ne devriez pas avoir à faire de fiche de philo pour le bac : grâce au dvd, vous retenez, vous pouvez regarder de nouveau ou relire les cours correspondants, et vos fiches sont les powerpoints. Il suffit de les relire pour se remettre en tête le cours étudié : chercher pour chaque point sur le powerpoint à se souvenir du manuel ou de ce qui est dit dans le dvd ; se remémorer, y réfléchir, mettre en liaison, et réviser activement.


Sinon, voici la démarche pour faire des fiches de révision de philo:

1. Identifiez l’essentiel. Vous avez votre cours de philo entre les mains : lisez-le, arrêtez-vous à chaque fois que ce n’est pas clair, relisez, et ainsi jusqu’à ce que tout le chapitre vous apparaisse très clairement. Oui, cela demande de la concentration, et un peu de temps (se concentrer = éteindre toute source de bruit, s’isoler, ne pas être sur facebook ou twitter, mettre son portable en silencieux à l’autre bout de la pièce).
Une fois qu’il est bien clair, reprenez – dans votre tête ou à voix haute – les mouvements principaux du cours de philo : ne récitez pas mais expliquez. Expliquez-vous à vous même le cours. En quelques mots ; puis recommencez, à chaque fois en supprimant des phrases, en ne disant que ce qui est essentiel pour comprendre, en supprimant encore et encore pour ne conserver que l’idée de base.
En philosophie, il y a toujours une idée de base, essentielle, et un nuage autour. Vous devez répéter le raisonnement et tailler ce nuage petit à petit ; à chaque fois que vous énoncez une idée, demandez-vous quelles sont les phrases, parties de phrase, mots, que l’on peut retirer, tout en gardant le sens de l’idée. Quand vous ne pouvez plus rien enlever, quand il vous reste une, deux, trois phrases ou un mot, vous avez identifié l’essentiel.

2. Articulez l’essentiel. Lorsque vous avez identifié toutes les idées et raisonnements de base, vous devez coucher cette sublime synthèse de manière claire sur le papier. Votre fiche doit mettre en évidence d’un seul coup l’intégralité et la cohérence du raisonnement philosophique.
La philo, c’est simple : votre fiche doit être simple. Quelques points qui se succèdent, des flèches qui indiquent le sens du raisonnement ou la causalité, un schéma récapitulatif ou un tableau : voilà les éléments que vous devez atteindre.

3. Notez les citations. En fin de fiche, lorsque vous avez expliqué en quelques mots, avec vos expressions et schémas, le raisonnement, vous devez noter les deux, trois citations du cours de philo. Mettez les en-dessous, et apprenez les par cœur. Il doit sembler évident que ces citations expriment l’idée expliquée au-dessus.

Notre prochain « Comment…? », la méthodologie en Philosophie, portera logiquement sur les révisions pour le bac de philo. D’ici là, bon courage !

Wikio

Tout comprendre sur Aristote

Samedi 3 avril 2010

Aujourd’hui je vous présente encore un autre extrait complet du Cours de Philosophie : Aristote. C’est aussi une fiche auteur, et nous avons ajouté à l’extrait précédent sa théorie de la connaissance. Comme d’habitude, vous retrouvez la Vidéo de Philo qui vous aide à comprendre aisément le cours de philo. Tout comprendre, tout savoir, tout retenir sur Aristote pour le bac de philo ? C’est ici, et facilement. Cours de Philosophie.fr, le cours de philo qui va sauver votre bac !

Retrouvez cet extrait dans sa page originale : Aristote

Aristote

Epoque : Grèce Antique, les Anciens
Qui ? Aristote fut élève de Platon. Il sera le précepteur du futur Alexandre le Grand. Puis il ouvre à Athènes sa propre école de philosophie.
Philosophie : Il réfute la théorie des idées de Platon, en affirmant que le sens est dans le réel, et non extérieur. Il élabore une théorie politique prônant la République, démocratie non corrompue, comme meilleur régime.
Bibliographie principale : Métaphysique, Ethique à Nicomaque, Politique, Constitution d’Athènes
En rapport : Platon


Vous pouvez télécharger cet extrait au format pdf ici : Aristote.

Aristote et le monde

Vidéos du Cours de Philosophie


Aristote est un disciple de Platon. Il va réfuter deux des plus grands aspects de la pensée de ce dernier en établissant sa propre doctrine.
● Aristote rejette complètement le dualisme de Platon. Pour lui, il n’a y a qu’un seul monde, le monde sensible, qui est aussi intelligible. Selon Aristote, l’idée, l’essence de chaque chose se trouve dans la chose même. Il y a ainsi dans tout être deux éléments inséparables : sa matière (son expression concrète et particulière), et sa forme (son essence, son idée). Il y a cette chaise, particulière, mais son existence abrite aussi l’idée de chaise, idée qui peut être definie de façon universelle.

De sorte que l’homme, voyant chaque chose dans le monde sensible, serait capable d’en extraire l’essence. Les idées ne proviendraient donc pas d’un autre monde dans lequel on a deja vécu, mais de notre capacité de conceptualiser les choses que nous voyons. Il dit ainsi « Rien n’est dans l’intelligence qui ne provienne des sens. » Rien n’est inné, toutes les idéees s’acquièrent à partir du moment où nous rencontrons leur expression concrète, matérielle.
Dès lors, la seule chose innée est cette capacité de conceptualisation, qui nous différencie aussi des animaux. La première fois qu’un homme voit une chaise, il retient ses caractéristiques matérielles et formelles. En comparant différentes chaises entre elles, il finit par concevoir l’essence d’une chaise et saura reconnaître à présent toute chaise qu’il verrait.

Vidéos du Cours de Philosophie


Aristote refuse donc le rationalisme de Platon. Il se situe entre les sophistes et Platon. Les sophistes ont raison de dire que toute notre connaissance vient de la sensation, mais Platon a aussi raison de dire que la sensation ne suffit pas à constituer la science. Entre l’empirisme des sophistes pour lequel connaître c’est sentir et le rationalisme de Platon pour lequel connaître c’est contempler le monde intelligible en se détournant du sensible, Aristote affirme que connaitre c’est concevoir l’intelligible dans le sensible.
Cette absence de dualisme s’applique aussi chez Aristote à la dialéctique âme/corps. Pour lui, il n’y a pas de séparation à faire, nous sommes notre corps. La matière est informée ou animée par l’âme et, inversement, l’âme ne peut rien sans son corps.

Aristote et la politique

Vidéos du Cours de Philosophie


● Aristote et la Politique

Concernant sa doctrine politique, Aristote réfute aussi Platon quant à l’incapacité du peuple. Il pense que la multitude, combinée aux sages, peut parvenir à distinguer le bien commun et agir en vue de lui. Contrairement à Platon, il ne pense pas que l’accumulation d’opinions différentes mène nécessairement à la tyrannie de l’opinion commune et ignorante, et donc à la guerre néfaste entre intérêts particuliers. Il pense qu’uni, le peuple s’élève et peut devenir plus intelligent, moins borné et ignorant que ne le croit Platon.

Toutefois, il admet que ceci ne soit pas encore réellement le cas pour Athènes. Cela l’amène à présenter sa classification des régimes selon deux critères : le nombre de personnes qui participent au gouvernement, et le caractère corrompu ou non du régime. Une république au sens large est ainsi un régime qui n’est pas corrompu (agit en vue du bien commun), quel que soit le nombre de gouvernants. Elle s’oppose au despotisme (agit en vue des intérêts particuliers, corrompu). Une république au sens strict est une démocratie (gouvernement de tous) qui agit en vue du bien commun.

On obtient alors le tableau suivant, très connu et souvent repris :

Classification politique d'Aristote


La question en politique qui continue à se poser est celle qui se pose durant toute la pré-modernité : Quel est le meilleur régime ? Comment y parvenir ?

Pour Aristote, le meilleur régime est celui en haut à droite : le gouvernement de tous en vue du bien commun (non corrompu); la République au sens strict.

Il pense que dans la ligne du bas, entre despotismes, tous se valent. Toutefois, les deux moyens les plus proches pour atteindre la République, sont soit l’aristocratie, soit la démocratie. Ainsi, la question qui se pose est, une fois dans un de ces deux régimes, comment passer à la République ?
Il faudrait un élément qui soudainement fédère le peuple, l’unisse, le rendant bon, ce qui le ferait alors agir en vue du bien commun.

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Comment faire des fiches de lecture de philo ?

Jeudi 1 avril 2010
Cours de Philosophie - image

Nous avons vu lors de notre premier « Comment… » Comment lire en philo. Cet article est la suite, et le premier est absolument indispensable : mieux vaut avoir compris comment lire en philosophie avant de faire des fiches de lecture.

Votre fiche de lecture peut revêtir deux formes : celle colorée et synthétique que vous conservez pour vous, vos révisions, le bac de philo ; et celle rédigée que vous devez rendre à votre prof. En réalité, il n’y a presque aucune différence de fond : il s’agit simplement de rédiger intrégralement sous forme d’un long commentaire, de développer un peu les idées, pour transformer votre fiche de lecture en un devoir à rendre à votre prof de philo.


Le contenu de toute fiche de lecture de philo

1. L’auteur. Note synthétique sur, rapidement :
- quelle époque
- qui il est (les deux-trois point majeurs de sa biographie)
- quel type de philosophie (si on peut aisément catégoriser)
- sa bibliographie : qu’est-ce qu’il a écrit d’important
- éventuellement, les autres philosophes auxquels on le renvoit, on l’associe souvent (ex pour Aristote, il faut mettre Platon et inversement).

2. La thèse.
- Normalement, ceci est clairement établi au cours des notes de lecture, mais aussi potentiellement au tout début (si le philosophe expose explicitement sa thèse avant de la soutenir) ou à la fin, découlant implicitement ou explicitement du raisonnement de l’ouvrage. Un exemple où elle se situe à la toute fin est Qu’est-ce qu’une Nation ?d’Ernest Renan, ouvrage de philosophie politique : Renan détruit une à une les définitions concrètes d’une nation, avant d’apporter la sienne bien connue (le plébiscite de tous les jours).
- Toutefois, pour bien réviser votre bac de philo, ou pour réussir l’introduction de la fiche à rendre, il faut faire figurer cette thèse au début. Vous aurez ainsi en tête ce qu’il faut comprendre en relisant vos notes.
- Tout de suite après, il faut présenter l’anti-thèse, qu’elle soit explicite, ou implicite. A nouveau, cela vous aidera à raisonner tout en révisant. En philosophie, il ne faut jamais avoir de révisions passives, ou juste apprendre par cœur : il faut toujours réfléchir et réfléchir encore.

3. La lecture linéaire : vos notes dans l’ordre chronologique
- Exactement ce que nous avons vu dans Comment lire en philo, la page, la citation phare, l’idée en quelques mots et ce à quoi cela vous fait penser (avec vos mots).
- Pour une fiche de lecture à rendre, il faut classer cela en parties cohérentes (selon la structure de l’ouvrage, le sommaire, mais pas forcément : classer selon les grandes idées) ; et évidemment tout rédiger, par exemple un petit paragraphe pour chaque idée majeure.
- Mettez en valeur les quelques citations que vous souhaitez absolument retenir.

4. Les pistes de réflexion : aller plus loin

- Essayer de noter consciencieusement tout ce que cette lecture vous a apporté, et à quoi cela vous fait penser. A quelle thèse de quel philosophe pourrait-on l’opposer ? Quelles sont les faiblesses et limites de cette thèse, avouées ou inavouées ? Comment pourrait-on remettre en cause, critiquer ? Cette thèse, ce livre est-il applicable dans notre monde contemporain ? A votre vie de tous les jours ? A la politique d’aujourd’hui ? Au final, êtes vous, vous, d’accord ?
- Inscrivez aussi la liste de tous les textes, ou ouvrages, auxquels se reporte le livre de philo, directement et indirectement.



Le format d’une fiche de lecture de philo à rendre

Voici le format que nous recommandons, à ne bien évidemment essayer que si votre prof de philo ne vous en a pas spécifié un autre. Evidemment, il faut rédiger tout cela, comme n’importe quel devoir de philo.

1. Introduction
- L’auteur
- La thèse
- L’antithèse
- La structure de l’ouvrage (et donc présentation du plan du développement implicite)

2. Explication linéraire
- Structurée comme l’ouvrage, respectant l’annonce en introduction
- Fondée autour des citations, comme expliqué au-dessus

3. Pistes de réflexion / conclusion
- Si vous avez beaucoup de pistes de réflexion, idées, critiques, mises en perspective avec d’autres philosophes, vous pouvez séparer cette partie de la conclusion (ou si vous en avez une ou deux mais que vous êtes en mesure de développer)
- Sinon vous pouvez joindre cela à votre conclusion (en première partie de celle-ci).
- La conclusion elle même est là pour synthétiser intelligemment tout ce que vous avez appris. Vous devez mettre en évidence que cette lecture vous a enrichi, qu’au final vous en sortez avec une tête mieux faite et plus remplie !

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Comment lire en philo ?

Mardi 23 mars 2010

Comment lire en philo

Souvent, les profs de philo, des amis qui vous conseillent, vos parents, des sites web comme le notre, vous recommandent tous la même chose : lire en philosophie. Lire les auteurs de philo. On vous dit : comme ça, tu comprendras mieux… Tu comprendras mieux de quoi on parle, de quoi il en retourne, comment rentrer dans les détails : tous les outils en fait pour réussir au bac de philo ou plus loin encore.
Alors, comment pénétrer ce lieu obscur et poussiéreux que sont les étagères de philo de votre libraire ou votre bibliothèque ? Voici tous mes conseils.


I.Que lire en philosophie ? Des extraits d’auteurs ? Ou des œuvres complètes ? Faut-il impérativement beaucoup lire ?

Normalement, en cours de philo, vous lisez déjà un certain nombres de textes d’auteurs et vous les commentez avec votre prof de philo. Évidemment, si ce n’est pas le cas, il est fortement conseillé de commencer à le faire. Mais cela n’aura jamais le même impact que lire réellement une ou deux œuvres. En effet, il n’est absolument pas nécessaire de se farcir tout Platon, Aristote, Kant (sic), ou Nietzsche pour avoir une excellente note au bac de philo : l’important c’est de lire un, deux ou trois livres de philo complets qui vous attirent. Et immédiatement, votre entendement de la philosophie prendra une autre dimension.

Voici les étapes :
1. Choisir le cours de philo qui vous plaît, vous interpelle, celui qui vous intéresse le plus (il y en a forcément un). Si vous travaillez avec notre Cours de Philosophie ; retrouvez la vidéo de philo qui vous a le plus plu et choisissez ainsi votre auteur.
2. Commencez immédiatement votre relation personnelle avec cet auteur : qui est-il ? La biographie Wikipedia sera largement suffisante pour le moment ; peut-être même trop longue : allez à l’essentiel.
3. Regardez un peu ce qu’il a écrit, et suivez les conseils bibliographiques de vos cours de philo : choisissez l’ouvrage le plus simple (pas forcément le plus court ; mais pourquoi pas), celui dont vous avez déjà lu un extrait en cours, ou tout simplement celui qui vous a été recommandé.
4. Lisez-le à fond en suivant intégralement nos conseils du 2. Comment lire en philosophie ? Souvenez vous qu’en lisant une œuvre efficacement vous aurez beaucoup plus progressé qu’en en lisant dix superficiellement.



II.Comment lire en philosophie ? Faut-il prendre des notes ? Beaucoup ? Peu ? Noter les pages, les corner, gribouiller tout ça de couleurs et faire de jolis dessins ?

Ne riez pas, comme vous allez le voir, non pas des dessins mais des schémas peuvent sauver votre bac. Ces quelques règles impératives pour bien lire en philosophie sont toutes à suivre impérativement : au début vous aurez l’impression de perdre du temps, mais c’est faux, vous en gagnez : si jamais vous les suivez parfaitement, vous vous souviendrez idéalement du livre dès la première lecture et ne l’ouvrirez plus jamais. Mieux vaut une première lecture qui dure deux fois plus longtemps mais dont on se souvient à vie (enfin surtout pendant l’épreuve de philo au bac) que quatre lectures qu’on oublie invariablement et rapidement.

1. Prenez des notes succinctes. Prenez une, deux, trois feuilles blanches et prenez des notes. Des notes simples : dès qu’une idée vous interpelle, vous devez 1. noter la page, 2. noter la citation la plus courte qui la résume, 3. vos quelques mots qui résument cette idée ou votre remarque dessus (ce que ça vous rappelle, déjà lu, étudié, ou vécu ; à quoi ça vous fait penser, quels problèmes ou implications cela soulève…)

2. Faites des schémas. Dès qu’une démonstration vous paraît importante, notez le raisonnement, et surtout, essayez d’en faire un schéma, avec les éléments principaux et les flèches logiques. Ou bien un tableau ; ou bien les deux. Le principal est de simplifier au maximum l’idée du philosophe : vous avez un pavé de philo devant vous, vous devez regrouper toutes ses idées primordiales en quelques notes et en quelques schémas ultra clairs. Visez deux objectifs : être ultra concis, être ultra clair. L’auteur de philosophie s’est éreinté à tout écrire en deux cent pages pour que vous compreniez : dès que vous avez compris, revenez à l’idée de base, essentielle, à la moelle épinière qui ne prend que quelques lignes. C’est un exercice difficile mais qui vous mènera droit à la réussite en philosophie et ailleurs. Il faut s’entraîner.

3. Sautez ce qui ne compte pas. C’est rare en philosophie, mais parfois l’auteur répète ce que vous avez déjà compris, s’étend dans un long exemple superflu pour vous, ou bien détaille un raisonnement parallèle qui comporte moins d’importance. A nouveau, cela est rare, mais n’hésitez jamais à sauter des passages qui vous apparaissent non indispensables pour saisir l’œuvre. Revenez en arrière si vous vous être trompé.

4. Relisez ce que vous ne comprenez pas. A voix haute, cela peut aider, plusieurs fois si nécessaire. A chaque fois que vous terminez une page, un chapitre ou même un paragraphe vous devez vous demander « qu’est-ce que le philosophe a voulu dire ? », et devez être en mesure de répondre. Si ce n’est pas le cas, relisez. Il est indispensable qu’à la fin de chaque chapitre, vous marquiez un point dans vos notes et en une ou deux phrases résumiez intégralement l’idée du chapitre. Entraînez-vous.

5. Lisez activement et non passivement. Vous devez réfléchir en lisant : vous arrêter après les phrases, vous demander ce que le philosophe a voulu dire et quelles implications cela a. Prendre le temps de réfléchir sur toutes ces questions et affirmations. Vous devez sans cesse chercher dans ce bouquin de philosophie la thèse de l’auteur. Au final, quelle est sa thèse ? Pouvez-vous la résumer en une phrase ? Et si alors vous arrivez à identifier la thèse de l’auteur, quelle est son antithèse implicite ou explicite contre laquelle il se bat tout le long du livre de philosophie ? Quand vous aurez clairement à l’esprit la réponse à ces deux questions et une brève vue des étapes du raisonnement jusqu’à la fin du livre, vous aurez tout gagné. Vous pouvez reposer le livre dans sa bibliothèque et conserver précieusement vos notes, éventuellement les compiler en une fiche de lecture (article bientôt), et hop, le tour est joué. Bon courage !

Prochain « Comment… ? » prévu sur notre blog : Comment faire des fiches de lecture de philo ?

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Tout savoir sur le Stoïcisme facilement

Dimanche 21 mars 2010

Aujourd’hui je vous présente notre dernier extrait du Cours de Philosophie : le Stoïcisme. Comme d’habitude, vous retrouvez la Vidéo de Philo qui vous aide à comprendre aisément le cours de philo. Tout comprendre, tout savoir, tout retenir sur le Stoïcisme pour le bac de philo ? C’est ici, et facilement.

Retrouvez cet extrait dans sa page originale : Le Stoïcisme


Nous vous présentons notre chapitre du Cours de Philosophie sur le Stoïcisme, qui fait partie des philosophies de la Sagesse, chapitre lui même inclus dans le II. Les Anciens. Le cours sur le Stoïcisme vient après celui sur Socrate, Les Sceptiques, Epicure. La suite du cours de philo est La Politique chez les Anciens, après avoir vu leur philosophie de la Sagesse.

Vous retrouverez tout d’abord la vidéo correspondante, et en dessous l’extrait complet du manuel imprimé du Cours de Philosophie. Vous pouvez télécharger cet extrait au format pdf ici : Stoïcisme.

Vidéos du Cours de Philosophie


Les stoïciens : suivre la nature

Le stoïcisme est la doctrine la plus en accord avec le concept de cosmos. Pour les stoïciens, il est primordial d’essayer de vivre en harmonie avec l’univers, avec la Nature; et pour cela, il faut faire une distinction fondamentale entre choses extérieures et choses intérieures. Tout ce que l’homme ne domine pas, tout le monde extérieur auquel il ne peut rien, il doit le prendre comme tel et non comme il voudrait qu’il soit. L’homme doit accepter l’univers tel qu’il est et se contenter de régler ce qui dépend de lui.

Une telle doctrine est issue d’un constat simple : il ne sert à rien de se lamenter de ce que l’on ne peut pas changer. Autrement dit, le malheur ne peut venir que de l’âme et le mal ne peut être que moral (ce sont bien des disciples de Socrate). Ainsi, cesser d’être malheureux pour des choses auxquelles on ne peut rien changer signifie atteindre l’ataraxie.

Il faut savoir distinguer ce qui ne dépend pas de soi, sur lequel il ne faut donc surtout pas s’attarder, et ce qui dépend de soi, sur lequel on peut travailler. L’homme doit accepter l’univers tel qu’il est, sa place en son sein, et ensuite agir le mieux possible. C’est à la fois une philosophie du destin (tout ce qui arrive à l’extérieur devait nécessairement arriver) et une philosophie de la liberté intérieure (je peux modifier mes propres jugements, mes comportements).

Une première citation explique très bien un tel état d’esprit : « Ce ne sont pas les événements qui attristent les hommes, mais les jugements qu’ils portent sur eux. » – Epictète. Si un parent meurt, c’est ainsi, je ne peux rien y faire, il ne sert donc à rien de m’en attrister, car cela ne changera rien. Je dois prendre cela comme relevant du cosmos, je n’y peux rien et ne dois donc pas m’en attrister. Ce n’est pas l’événement en lui même qui peut m’apporter le malheur, mais le jugement que je porte sur cette mort.
En revanche, tant qu’il n’est que malade et qu’il n’est pas encore mort, je dois tout faire pour le soigner et le sauver, car cela dépend de moi.

Ainsi, cette sagesse se décline en trois éléments :
-savoir distinguer ce qui dépend de soi et ce qui ne dépend pas de soi
-savoir être indifférent aux événements extérieurs auxquels on ne peut rien changer
-savoir agir au mieux dans le domaine de ce qui dépend de soi

Une excellente illustration de la doctrine est la métaphore du jeu de cartes.
La vie est comme un jeu de cartes : on ne décide pas des cartes que l’on reçoit, cela ne dépend pas de soi mais du hasard, de l’ordre universel de la nature. En revanche, une fois les cartes en main, il faut faire le mieux possible avec ces cartes là; notre devoir est de donner le meilleur possible avec cette combinaison de cartes. De même pour les stoïciens, une loi immuable gouverne le monde (les dieux ou la Nature). Il dépend de nous de suivre ou non cette loi et de jouer bien ou mal le rôle qu’elle nous attribue. Mais il ne dépend pas de nous de la changer.

Le premier grand stoïcien fut Zénon. Il y eut ensuite Epictète et Marc-Aurèle, des romains. Le premier était esclave, et pris ceci comme ne dépendant pas de lui mais de la Nature, et ne s’en révolta pas. Cependant, il fut affranchi et put s’adonner plus largement à la philosophie. On retient de lui le Manuel. Marc-Aurèle fut empereur romain malgré lui, il eut préféré que son frère le soit et que lui puisse se concentrer sur la philosophie. Mais il prit aussi ceci comme ne dépendant pas de lui et, faisant de son mieux, il fut un grand empereur. Il écrivit les Pensées pour moi-même.

Voici un extrait du Manuel d’Epictète qui résume ce nous disions :
« Parmi les choses, les unes dépendent de nous, les autres n’en dépendent pas. Celles qui dépendent de nous, ce sont l’opinion, la tendance, le désir, l’aversion: en un mot tout ce qui est notre œuvre. Celles qui ne dépendent pas de nous, ce sont le corps, les biens, la réputation, les dignités: en un mot tout ce qui n’est pas notre œuvre. Les choses qui dépendent de nous sont par nature libres; nul ne peut les empêcher, rien ne peut les entraver; mais celles qui ne dépendent pas de nous sont impuissantes, esclaves, sujettes à empêchement, étrangères à nous. Souviens-toi donc que, si tu crois libres ces choses qui, de par leur nature, sont serviles, et propres à toi celles qui sont étrangères, tu seras entravé, affligé, troublé, tu accuseras dieux et hommes. Mais si tu crois tien cela seul qui est tien, et étranger ce qui en effet t’est étranger, nul ne te forcera jamais à faire une chose, nul ne t’en empêchera; tu ne te plaindras de personne, tu n’accuseras personne; tu ne feras pas involontairement une seule action; personne ne te nuira, et d’ennemi, tu n’en auras point, car tu ne souffriras rien de nuisible. »

Éclairage :
Vouloir que ce qui ne dépend pas de nous en dépende, c’est être esclave de ses fantasmes et c’est se condamner à la frustration, au malheur. Au contraire, l’homme qui vit détaché du monde extérieur est libre, il s’affranchit de ses propres désirs illusoires et il peut vivre en paix. Epictète disait encore : « Aucun mal ne peut t’arriver par la faute d’autrui. » Si tu souffres, c’est de ta faute, c’est parce que tu es encore esclave de tes opinions, de tes illusions.

De même, voici une citation encore plus complète de Marc-Aurèle qui synthétise l’essence de la doctrine stoïcienne :
« Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre. »
Et en voici deux autres de lui qui sont aussi explicites :
« Il ne faut pas en vouloir aux événements. »
« La nature rend chacun de nous capable de supporter ce qui lui arrive. »

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Cours de Philosophie sur DailyMotion

Jeudi 18 mars 2010

Le cours de philo d’un nouveau genre instauré par Cours de Philosophie étend ses supports à DailyMotion. Retrouvez dès à présent la plébiscitée vidéo de présentation de Cours de Philosophie sur ce cours de philo historique et multimédia, le plus facile pour réussir au bac de philo, ainsi que les trois vidéos de son extrait principal sur la définition de la philosophie.


Cours de Philo
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Damien Theillier sur Actu-Philosophia : Cours de Philosophie

Lundi 15 mars 2010

Notre professeur Damien Theillier décrit l’intrégralité de sa vision de la Philosophie en terminale; et donc de notre Cours de Philosophie destiné à vous rendre l’apprentissage de la philosophie facile.


Retrouvez l’article sur Actu-Philosophia.

L’impasse de la philosophie au bac

A l’heure où l’on parle de refonder la filière littéraire, il semble opportun d’aborder la question de l’enseignement de la philosophie en terminale. Professeur de philosophie depuis 15 ans à Paris, j’ai souvent entendu parler du projet de rendre la philosophie optionnelle au bac. Dans un rapport de 2006, l’inspection générale prévoyait de la réduire à une « composante du pôle optionnel sciences humaine ». Aujourd’hui, cette hypothèse n’est plus évoquée au ministère de l’Éducation nationale et c’est tant mieux. On sait ce qu’il est advenu du latin et du grec avec de telles mesures.

Il est vrai que le lycée a beaucoup changé ces dernières années et que l’enseignement de la philosophie y est de plus en plus en plus difficile. Pourtant la motivation des élèves qui abordent la terminale est toujours aussi grande ; ils attendent de la philosophie qu’elle leur ouvre l’esprit, qu’elle les introduise dans l’univers de la pensée, qu’elle leur donne les outils pour juger, argumenter et trouver la voie de leur propre conception du monde. Nous, professeurs, n’avons absolument pas de droit de décevoir de telles attentes. Pourtant le bac constitue une grave source de désillusion. La moyenne nationale au bac de philo tourne autour de 8 sur 20, malgré les consignes d’indulgence données chaque année aux correcteurs. La plupart des élèves ne comprennent pas ce qu’on attend d’eux à l’examen. En réalité, beaucoup d’entre eux ont déjà démissionné depuis des mois et n’espèrent plus rien de la philosophie. Ils font tout simplement l’impasse ou comptent sur leur « baratin » pour y arriver… avec un peu de chance. J’ai moi-même vu de mes propres yeux, dans les commissions d’harmonisation du bac, une même copie notées entre 5 et 7 sur 20 par certains profs et entre 14 et 16 par d’autres ! Les professeurs eux-mêmes ne savent plus comment appliquer les critères de notation tellement les écarts de niveau entre les élèves sont flagrants. Bref, le bac de philo est bien devenu une loterie qui discrédite complètement cette discipline. Le désamour de nombreux élèves pour la philosophie est le signe d’un échec patent et dramatique de notre enseignement. Il faut en prendre acte et se remettre en question.

Pourquoi une telle impasse ? Comment en est-on arrivé là ? Peut-on y remédier sans brader la discipline, sans la transformer en un enseignement au rabais ?

Une autre manière d’enseigner la philosophie

Pour répondre à ces questions, je voudrais faire part de mon expérience personnelle. Depuis 10 ans, j’ai fait un choix d’enseignement qui a radicalement transformé ma pratique et mes résultats. Sans renoncer au programme de notions, ce qui n’aurait aucun sens, j’ai néanmoins décidé d’enseigner ces notions dans leur déroulé chronologique plutôt que par des regroupements thématiques. J’avais remarqué que mes élèves, n’étant pas tous de grands intellectuels, s’en sortaient mieux au bac, et dans les concours post-bac, par l’apprentissage des auteurs du programme plutôt que par une approche thématique. J’ai donc reconstruit mon cours en m’inspirant de la méthode du Lagarde et Michard, qui a fait largement ses preuves dans le domaine littéraire. Ce type d’approche est plus formateur pour l’apprentissage d’une culture fondamentale. Dans le cadre de cette expérience j’ai pu constater avec bonheur que mes élèves en redemandaient. Non seulement ils réussissaient mieux au bac et à dans leurs études supérieures, mais ils étaient avides de continuer à philosopher.

Un jour, un des mes anciens élèves, en 2e années de Sciences-Po, m’a contacté pour me proposer de l’aider à rédiger intégralement son cours de terminale à partir des notes qu’il avait prises. Intéressé par le défi, j’ai passé un été à rédiger avec lui ce qui est devenu un manuel de philosophie pour le bac, avec un supplément de culture générale pour entrer en prépa. Ce manuel, en vente sur un site web, est le résultat d’une réflexion de fond sur le programme et sur l’enseignement de la philosophie en terminale.

Le choix de présenter la philosophie sous forme chronologique est à contre-courant de la majorité des manuels qui traitent le programme à la lettre (A l’exception bien sûr du manuel de J. Russ, Les chemins de la pensée, édité chez Bordas), c’est-à-dire sous forme d’anthologie thématique, en abordant chaque notion l’une après l’autre. L’élève est de ce fait incité à pratiquer une forme de zapping philosophique en passant d’un thème à l’autre sans acquérir de véritables connaissances.

Si la majorité des élèves de terminale exprime des difficultés dans l’apprentissage de la philosophie, c’est en partie parce que le travail notion par notion est peu intelligible et n’apprend pas à l’élève à penser, mais seulement à bachoter de façon stérile. Certes, un travail par notion, très rigoureux, pourrait convenir à de très bons élèves, mais il laisserait sur le bord du chemin la majorité d’entre eux, peu habitués au niveau d’abstraction que requiert un tel exercice. Mais surtout, une approche notionnelle ne se conçoit vraiment qu’à partir d’un certain niveau de maturité et de culture philosophique et c’est là que ma façon d’aborder le programme se justifie pleinement.

Aborder un programme de notions par l’histoire

Les instructions officielles du ministère précisent toutefois que les notions figurant au programme « ne constituent pas nécessairement, dans l’économie du cours élaboré par le professeur, des têtes de chapitre. L’ordre dans lequel les notions sont abordées et leur articulation avec l’étude des œuvres relèvent de la liberté philosophique et de la responsabilité du professeur, pourvu que toutes soient examinées. Le professeur mettra en évidence la complémentarité des traitements dont une même notion aura pu être l’objet dans des moments distincts de son enseignement. »

J’ai donc pris la liberté que me donnaient ces instructions pour bâtir un cours qui commence en septembre avec les présocratiques et la naissance de la philosophie en Grèce pour arriver au XXe siècle à la fin de l’année. Puisque les notions définissent des champs de problèmes abordés par le professeur dans son cours, mon cours consiste à aborder ces problèmes au fur et à mesure de leur apparition dans l’histoire de la philosophie occidentale. Les notions de philosophie se retrouvent donc constamment dans chaque avancée du cours, et elles y sont toutes étudiées au fur et à mesure.

Comme l’indique le programme officiel, publié au BO du 19 juin 2003 « il ne s’agit pas, au travers d’un survol historique, de recueillir une information factuelle sur des doctrines ou des courants d’idées, mais bien d’enrichir la réflexion de l’élève sur les problèmes philosophiques par une connaissance directe de leurs formulations et de leurs développements les plus authentiques. » C’est pourquoi « le professeur ne dissociera pas l’explication et le commentaire des textes du traitement des notions figurant au programme. »

Dès lors, le choix de privilégier les auteurs et l’histoire plutôt que les notions, comme porte d’entrée philosophique, se justifie parfaitement dans l’esprit du programme. L’enseignement de la philosophie ne peut s’accomplir sans la transmission d’une solide culture philosophique : en classes terminales, il a pour objectif de favoriser l’exercice du jugement, et cela ne peut se faire sans étudier la manière dont les grands auteurs ont formulé des problèmes au cours d’une histoire et tenté d’y apporter des solutions. Mais cela se justifie d’abord et avant tout par le fait que les élèves comprennent mieux la philosophie de cette manière là et peuvent plus facilement s’y retrouver.

La philosophie s’est en effet construite historiquement, et comprendre cette histoire, en comprendre les évolutions, c’est apprendre à penser et à philosopher. Il s’agit moins de reconstituer fidèlement les doctrines du passé que de comprendre comment elles peuvent répondre à nos questions, voire même éclairer notre présent. C’est au cours de ce voyage, à travers les auteurs, les mouvements, et l’évolution des notions, que l’élève peut réussir en philosophie. Ce n’est qu’ainsi qu’il peut être sûr de commenter pertinemment un texte, ou d’élaborer une dissertation cohérente et solide.

Cette expérience d’une autre manière d’enseigner la philosophie ne prétend pas être généralisable, ni constituer un modèle pour une énième hypothétique réforme. Elle ne prétend surtout pas se substituer à l’analyse rigoureuse et problématique des notions du programme, qui reste un objectif incontournable de l’enseignement en terminale. Le manuel que je propose est un outil pour aider les élèves à retrouver le plaisir de philosopher… et de réussir aux épreuves du bac.

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Extrait : la Philosophie, p.1

Jeudi 11 mars 2010

Regardez la vidéo de l’extrait du Cours de Philosophie : Qu’est-ce que la Philosophie ?

Nous avons choisi de vous présenter le tout premier cours de la méthode: Qu’est-ce que la Philosophie ? La réponse à cette question constitue souvent le meilleur moyen d’introduire la philosophie à un élève. C’est un extrait du Cours de Philosophie : il faut donc prendre le temps de l’écouter attentivement pour en profiter et comprendre les particularités et les avantages fondamentaux de notre méthode.


Retrouvez l’intégralité de l’extrait du Cours de Philosophie : La Philosophie

Vidéos du Cours de Philosophie