« Candidats à la première année de l’IEP de Paris, il est grand temps de préparer le concours, programmé dorénavant fin juin. Pour faciliter vos révisions, voici les lectures à privilégier. »
L’étudiant.fr a publié un court article conseillant 8 livres pour préparer le concours Sciences Po (ici), en citant principalement des ouvrages pour l’histoire et la culture générale.
Concernant l’Histoire, nous avons les deux éternels classiques : le Bernstein & Milza, et le René Raymond. Ils sont parfaitement complémentaires, et sans doute suffisants pour préparer le concours Sciences Po. Le Bernstein est une banque de données : il sert à sélectionner des données importantes, connaître tous les faits, et réaliser une chronologie avec toutes les dates importantes. Une fois les faits maitrisés et la chronologie réalisée si ce n’est apprise, le René Raymond fournit une série d’analyses pertinentes et fines du siècle, sur lesquelles il est bon de se pencher, et de méditer afin de pouvoir fournir soit même ses analyses ensuite lors du concours Sciences Po.
Concernant la Culture Générale, le plus important des trois ouvrages cités pour préparer Sciences Po est selon nous le Cobast. A nouveau, c’est le sempiternel manuel pour l’épreuve du concours. Toutefois, l’article de L’étudiant.fr oublie le plus important : lire les auteurs. Plusieurs ouvrages sont phares et une fois la méthodologie comprise, aident bien plus l’élève que les manuels afin d’être prêt à affronter le concours Sciences Po :
- Le savant et le politique de Max Weber est un incontournable Sciences Po, il vous aidera pour son introduction à la modernité (le désenchantement du monde) et pour sa réflexion sur la séparation entre sphère scientifique et politique.
- Qu’est-ce qu’une nation ? d’Ernest Renan est aussi un incontournable absolu Sciences Po – et il a l’avantage d’être très court. Il est donc indispensable et vous aidera en toutes occasions : c’est un des meilleurs rapport rapidité de lecture / utilité pour Sciences Po.
- Alexis de Tocqueville, Textes essentiels, Anthologie critique de J-L Benoît. Ce recueil des textes les plus importants d’Alexis de Tocqueville vous aidera amplement pour le concours. A nouveau, ce sont des thèmes Sciences Po qui y sont développés (tradition – modernité, révolution politique, démocratie, etc). Son format court, allant directement à l’essentiel, accompagné de brefs commentaires expliquant les axes, vous sera d’un grand soutien pour optimiser votre préparation du concours.
- La crise de la culture d’Hannah Arendt, sans doute un peu plus difficile que le reste, introduisant des concepts difficiles et détruisant des concepts déjà vu, réfléchissant en profondeur sur la relativité des opinions, est pourtant un des ouvrages qui vous aidera le plus pour préparer Sciences Po. Il vous aidera à comprendre encore mieux la transition de la pensée entre tradition et modernité, et donc de saisir dans quel environnement se situe la réflexion aujourd’hui.
Ainsi, nous vous confirmons de nouveau qu’avec notre Cours de Philosophie reprenant l’intégralité des auteurs et du cheminement de la pensée pour le bac de philo, éventuellement couplée au Cobast, mais surtout couplée aux quatre ouvrages cités ci-dessus et à une fine compréhension de la méthodologie, l’épreuve de Culture Générale pour Sciences Po se révélera être un jeu d’enfant.







A propos de la méthode de l’explication de texte
Samedi 2 janvier 2010Une élève qui progresse avec notre Cours de Philosophie nous a envoyé un message avec une question précise portant sur la méthode du Bac de philo. Damien Theillier lui a répondu. Avec leur accord, nous publions ici un résumé de leur échange de mails :
Monsieur,
J’ai commandé et reçu votre méthode (dont j’apprécie grandement l’approche !) il y a quelques jours, et souhaiterais vous poser quelques questions concernant la méthode du commentaire de texte philosophique.
Pour commencer, il faut savoir que mon professeur de philosophie nous a vivement déconseillé, contrairement à vous, d’opter pour le commentaire de texte dans le cadre d’un examen. Il considère que le sujet est trop ardu pour des élèves de terminale et le présente comme une sorte de piège pour le lycéen (avoir un support ne rend pas l’étude plus facile). Pour lui, et je le cite, « commenter un mot, ou une phrase est déjà compliqué ; imaginez-vous avec un texte d’une vingtaine de lignes ! ». Je pense pour ma part que cette vision est assez arrêtée ; il me semble évident que l’on n’aborde pas un texte comme un terme ou une phrase. Mais dans un sens, je peux plus ou moins comprendre son point de vue si nous considérons son cours, structuré par notions, comme étant notre seul bagage !
Ensuite, avant de connaitre l’existence de votre méthode, j’empruntais le cours de méthodologie d’une amie (nous avons des professeurs différents), qui exclut formellement l’étude linéaire d’un texte. D’après lui, « si l’étude suit bien l’avancée de l’argumentation de l’auteur, elle exclut une étude tout à fait linéaire », et quelques paragraphes plus loin, le cours nous met même en garde contre « l’abus des citations, parfois mal à propos ».
Pourriez-vous me donner votre avis quant à ces deux cas ci-dessus, et me dire si vous entendez le point de vue de ces professeurs ?
En vous remerciant de votre attention,
Anaïs
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Bonjour Anaïs et merci pour votre confiance
1° Il est vrai que beaucoup de profs recommandent à leurs élèves de ne pas prendre l’explication de texte. Raison de plus pour choisir ce type d’épreuve : c’est faire preuve d’audace et d’originalité. Les correcteurs apprécient. Par ailleurs, cette recommandation de ne pas prendre l’explication au Bac de philo n’est justifiée que si le niveau de culture philosophique est faible. En théorie, la connaissance de l’auteur n’est pas requise pour expliquer un texte. Mais en pratique si on connait l’auteur, c’est beaucoup plus facile. De plus l’exercice n’est pas difficile si on a bien assimilé la méthode.
2° Une explication de texte en philosophie est toujours linéaire. Mais cela ne veut pas dire qu’on va faire de la paraphrase. Il faut partir du texte (citation d’une phrase) puis l’expliquer, c’est-à-dire montrer le sens philosophique des termes utilisés par l’auteur ainsi que le sens global de la phrase. Il faut mettre en valeur le non-dit, l’implicite. L’intérêt philosophique peut venir après l’étude linéaire mais on peut aussi l’incorporer à l’étude linéaire. Personnellement je recommande de le mettre dans une seconde partie, séparée de l’étude linéaire, pour éviter la confusion. Mais il n’y a pas de règle absolue là-dessus.
Concernant les citations, il y a une règle simple : « Ne jamais citer sans expliquer ». Cela est valable en dissertation comme en explication de texte. Sinon on fait de la paraphrase et de la poudre aux yeux !
Bon courage.
D. Theillier
Tags :citations, commentaire, copies, Culture générale, explication de texte, méthode, philosophie, professeur, textes philosophiques
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