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Bac STG : les sujets de philosophie 2010 – Pondichéry

Samedi 24 avril 2010
Le candidat traitera l’un des sujets suivants au choix.
Sujet 1 : La liberté consiste-t-elle à n’obéir à personne?

Sujet 2 : L’expérience est-elle source de vérité?

Sujet 3 :
Pour expliquer ce texte, vous répondrez aux questions suivantes, qui sont destinées principalement à guider votre rédaction. Elles ne sont pas indépendantes les unes des autres et demandent que le texte soit d’abord étudié dans son ensemble.
Ce qui est complètement insensé, c’est de considérer comme étant ({ juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples, ou même, les lois (en admettant qu’il en soit !) portées par des tyrans. Si les Trente d’Athènes* avaient eu la volonté d’imposer des lois ou si leurs lois tyranniques avaient plu au peuple athénien tout entier, serait-ce une raison pour les considérer comme « justes» ? A aucun titre, je crois, – pas plus que cette loi que porta chez nous un interroi** donnant à un dictateur le pouvoir de tuer nominativement et sans procès celui des citoyens qu’il voudrait. Il n’y a en effet qu’un droit unique, qui astreint la société humaine et que fonde une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et dans ce qu’elle défend. Qui ignore cette loi est injuste, qu’elle soit écrite quelque part ou non.
Mais si la justice n’est que la soumission à des lois écrites et aux institutions des peuples, et si [ ... ] tout se doit mesurer à l’intérêt, celui qui pensera avoir intérêt à mépriser et violer ces lois le fera, s’il le peut. Il en résulte qu’il n’y a absolument plus de justice, si celle-ci n’est pas fondée sur la nature, et si la justice établie en vue de l’intérêt est déracinée par un autre intérêt.

CICERON

* les Trente d’Athènes: les « Trente Tyrans », gouvernement imposé par Sparte à la suite de sa victoire sur Athènes (404 avant J.-C.).

** interroi: chef exerçant le pouvoir entre deux règnes. Allusion à un épisode de l’histoire romaine.

1. Formulez la thèse de ce texte et montrez comment elle est établie.

2. a) En vous appuyant sur les exemples du texte, montrez pourquoi il serait insensé « de considérer comme étant « juste » tout ce qui figure dans les institutions et les lois des peuples ».
b) Expliquez: « une Loi unique: Loi, qui est la juste raison dans ce qu’elle commande et
dans ce qu’elle défend )}.
c) Expliquez: « si [ ... ] tout se doit mesurer à l’intérêt, [ ... ] il n’y a absolument plus de justice ».
3. La justice est-elle fondée sur la raison?

Les sujets du Bac de philo 2010 !

Mercredi 27 janvier 2010



Le magazine l’Etudiant sort ses pronostics pour le Bac de philo 2010 !


Pour cela ils ont recensé les thèmes tombés depuis 2005, et se sont basés en partie sur les réflexions des professeurs qu’ils ont interrogés.


J’en profite, comme professeur de philo, pour préciser que de tels pronostics sont bien évidemment purement fictifs. Les sujets ne sont pas choisis en fonction des années précédentes. Il est arrivé bien souvent que les mêmes thèmes de philosophie reviennent d’une année sur l’autre.
Si donc je devais faire un pronostic personnel du Bac de Philo 2010, ce serait le suivant : « La liberté doit être votre priorité, car c’est la notion centrale de l’année de philosophie en terminale. Toutes les autres notions de philosophie s’y rattachent. Les meilleures copies du Bac de Philo seront celles qui seront capables de mettre en relation les notions. La liberté est inséparable du travail, de la justice, de la vérité, d’autrui etc. Donc quel que soit le sujet, vous aurez à parler de la liberté. »


Lire ici l’article de l’Etudiant

Sujets IEP Paris

Mercredi 9 septembre 2009

2009


Au choix :

1° Qu’est-ce qu’un esprit juste?

2° Texte de Bachelard sur l’obstacle épistémologique


2008


1° La science répond-elle au désir de savoir ?

2° Commentez le texte suivant :


On doit nommer les faux amis de la raison les déments qui veulent que la raison procède par les voies de la déraison.

La raison ne procède pas par la voie de l’autorité. Comme elle n’admet de celui qui enseigne aucune intimidation, chantage ni menace, comme elle ne reçoit aucun exercice de force, aucun excès de pouvoir, aucun pouvoir, commandement, abus ni coup d’Etat, elle ne suppose de celui qui est enseigné aucune lâcheté. C’est donc trahir la raison, c’est faire déraisonner la raison que de vouloir assurer le triomphe de la raison par les moyens de l’autorité.

La raison ne procède pas de l’autorité gouvernementale. C’est donc trahir la raison que de vouloir assurer le triomphe de la raison par des moyens gouvernementaux. C’est manquer à la raison que de vouloir établir un gouvernement de la raison. Il ne peut y avoir, il ne doit y avoir ni ministère, ni préfecture, ni sous-préfecture de la raison, ni consulat, ni proconsulat de la raison. La raison ne peut pas, la raison ne doit pas commander au nom d’un gouvernement. Faire ou laisser opérer par un préfet des perquisitions dans la chambre d’une institutrice, quand même le préfet serait un préfet républicain, quand même l’institutrice ne serait pas une institutrice républicaine, ce n’est pas attenter à la liberté seulement, c’est attenter à la raison. La raison ne demande pas, la raison ne veut pas, la raison n’accepte pas qu’on la défende ou qu’on la soutienne ou qu’on agisse en son nom par les moyens de l’autorité gouvernementale. En aucun sens la raison n’est la raison d’Etat. Toute raison d’Etat est une usurpation déloyale de l’autorité sur la raison, une contrefaçon, une malfaçon.

Charles PEGUY, De la raison in Notre jeunesse Folio/ Essais


2007


1° Prendre la parole est-ce prendre le pouvoir ?

2° Commentez le texte suivant :


Le premier stade de l’émergence du sentiment de l’injustice au-dessus de la vengeance coïncide avec le sentiment d’indignation, lequel trouve son expression la moins sophistiquée dans le simple cri : c’est injuste ! Il n’est pas difficile de rappeler les situations typiques préservées par nos souvenirs d’enfance, lorsque nous avons émis ce cri distribution inégale de parts entre frères et sueurs, imposition de punitions (ou de récompenses) disproportionnées et, peut-être plus que tout, promesses non tenues. Or ces situations typiques anticipent la répartition de base entre justice sociale, justice pénale, justice civile régissant échanges, accords et traités.

Que manque-t-il à ces accès d’indignation pour satisfaire à l’exigence morale d’un véritable sens de la justice ? Essentiellement, l’établissement d’une distance entre les protagonistes du jeu social – distance entre le tort allégué et la représaille hâtive -, distance entre l’imposition d’une première souffrance par l’offenseur et celle d’une souffrance supplémentaire appliquée par la punition. Plus fondamentalement, ce qui manque à l’indignation c’est une claire rupture du lien initial entre vengeance et justice. De fait, c’est cette même distance qui faisait déjà défaut à la prétention des avocats de représailles immédiates à exercer directement la justice. Personne n’est autorisé à se faire justice soi-même ; ainsi parle la règle de justice. Or c’est au bénéfice d’une telle distance qu’un tiers, une tierce partie, est requise entre l’offenseur et sa victime, entre crime et châtiment. Un tiers comme garant de la juste distance entre deux actions et deux agents.

Paul Ricoeur

Sujets du bac philo 2009

Samedi 25 juillet 2009

Terminales L :


1° Le langage trahit-il la pensée ?

2° L’objectivité de l’histoire suppose-t-elle l’impartialité de l’historien ?

3° Commentaire de texte : un passage de « Le monde comme volonté et comme représentation » d’Arthur Schopenhauer, sur les rapports entre le désir comme privation, et la satisfaction de ce désir. Extrait : « Le désir, en effet, la privation, est la condition préliminaire de toute jouissance. (…) Donc la satisfaction, le contentement ne sauraient être qu’une délivrance à l’égard d’une douleur, d’un besoin. »

(lire le texte complet sur Nicomaque)

 

Terminales ES :


1° Que gagne-t-on à échanger ?

2° Le développement technique transforme-t-il les hommes ?

3° Commentaire de texte : un passage de l’ »Essai sur l’entendement humain » de John Locke, qui soutient que les valeurs morales ne sont pas innées chez l’homme, mais le résultat d’un besoin pratique. Extrait : « Je reconnais que les hors-la-loi eux-mêmes les respectent (l’équité et la justice) entre eux ; mais ces règles ne sont pas respectées comme des lois de nature innées : elles sont appliquées comme des règles utiles dans leur communauté. »

(lire le texte complet sur Nicomaque)

 

Terminales S :


1° Est-il absurde de désirer l’impossible ?

2° Y a-t-il des questions auxquelles aucune science ne répond ?

3° Commentaire de texte : un passage de « La Démocratie en Amérique », d’Alexis de Tocqueville, sur la façon d’intéresser les citoyens à la démocratie. Extrait : « C’est donc en chargeant les citoyens de l’administration des petites affaires, bien plus qu’en leur livrant le gouvernement des grandes, qu’on les intéresse au bien public. » (lire le texte complet sur Nicomaque)

 

Séries technologiques


1° : Peut-on être sûr d’avoir raison ?

2° : La technique s’oppose-t-elle à la nature ?

3° : Texte de Locke

(lire le texte complet sur Nicomaque)

Les sujets du bac philo 2008

Jeudi 23 juillet 2009

Série L (coefficient 7)

 

- La perception peut-elle s’éduquer ?
- Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ?
- Expliquer un extrait des “Cahiers pour une morale” de Sartre.

 

Série S (coefficient 3)

 

- L’art transforme-t-il notre conscience du réel ?
- Y a-t-il d’autres moyens que la démonstration pour établir une vérité ?
- Expliquer un extrait de “Le monde comme volonté et comme représentation”
de Schopenhauer.

 

Série ES (coefficient 4)

 

- Peut-on désirer sans souffrir ?
- Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?
- Expliquer un extrait de “De la démocratie en Amérique” d’Alexis de Tocqueville